Gestion de classe et de comportement chez les élèves. Conférence de Normand St-Georges

Formation pour les écoles SCP de niveaux intermédiaire et secondaire

FORMATION POUR LES ÉCOLES SCP DE NIVEAUX INTERMÉDIAIRE ET SECONDAIRE DE L’EST ONTARIEN 

Le 14 février dernier avait lieu la formation pour les écoles SCP de niveaux intermédiaire et secondaire sur la mise en oeuvre d’interventions de la zone verte. Six écoles et programmes des trois conseils scolaires ont partagé des pratiques gagnantes. En espérant que celles-ci auront inspiré des idées nouvelles! En après-midi, le conférencier Normand St-Georges, professionnel à la TELUQ, a présenté des concepts de gestion de classe et de comportement chez les élèves. 

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Le SCP dans les écoles francophones ontariennes

Vu ici: http://www.climatscolairepositif.ca/a-propos

Depuis 2007, le Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE), le Conseil des écoles publiques de de l’Est de l’Ontario (CEPEO) et le Conseil scolaire de district catholique de l’Est ontarien (CSDCEO) collaborent pour la mise en place du Soutien au comportement positif (SCP) dans leurs écoles.  En cette septième année de partenariat, 60 écoles et programmes scolaires utilisent l’approche SCP dans le but de créer un milieu scolaire positif, sécuritaire, tolérant, inclusif et bienveillant.

Un comité directeur, composé de surintendances, de directions responsables de la sécurité et de l’enfance en difficulté, de la coordonnatrice inter-conseils et d’entraîneurs SCP, assure le bon fonctionnement du partenariat.  Les trois conseils scolaires travaillent en équipe pour la réalisation de plusieurs projets visant la création de milieux scolaires positifs, le plus récent étant la création de ce site web.  Celui-ci vise le partage d’informations et de ressources utiles pour les divers intervenants scolaires.

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L’ENSEIGNEMENT EXPLICITE : UNE STRATÉGIE D’ENSEIGNEMENT EFFICACE EN LECTURE, EN ÉCRITURE ET EN MATHÉMATIQUES, POUR LES ÉLÈVES AYANT UN TROUBLE D’APPRENTISSAGE

Vu ici : http://www.taalecole.ca/classroom/literacy/lenseignement-explicite/

par Jean Roger Alphonse, étudiant au doctorat à la faculté d’éducation de l’Université d’Ottawa et Raymond Leblanc, professeur titulaire en éducation spéciale et vice-doyen de la recherche au développement professionel, Faculté d’éducation, l’Université d’Ottawa

Une description de la stratégie :

L’enseignement explicite est issu des recherches effectuées sur les pratiques de l’enseignement efficace. Ce courant de recherche s’est donné pour objectif d’identifier les interventions pédagogiques les plus efficaces pour favoriser l’apprentissage des élèves ayant un trouble d’apprentissage dans les matières de base telles que la lecture, l’écriture et les mathématiques. L’enseignement explicite est la formalisation d’une stratégie d’enseignement structurée en étapes séquencées et fortement intégrées.  Selon cette approche, l’enseignant, de manière intentionnelle, cherche à soutenir l’apprentissage des élèves ayant un trouble d’apprentissage par une série d’actions au cours de trois grands moments : 1) la préparation de la leçon, 2) l’interaction avec les élèves ayant un trouble d’apprentissage au cours de l’enseignement, 3) la consolidation de l’apprentissage  (Gauthier, Bissonnette et Richard, 2013).

Il est important que l’enseignant prenne le temps de préparer la leçon. Au cours de cette phase, il doit réfléchir aux résultats d’apprentissage visés, aux activités pédagogiques à réaliser, à la mise en scène des différentes étapes, aux matériels requis, à l’estimation du temps et à l’évaluation des apprentissages. En effet, l’enseignant doit d’abord préciser les objectifs d’apprentissage qu’il poursuit avec les élèves ayant un trouble d’apprentissage: ce qui entraîne une activité de planification à rebours (Tomlinson et McTighe, 2010) qui consiste à déterminer 1) les résultats escomptés, 2) les preuves d’apprentissage, et 3) les activités pédagogiques. Il va de soi que la détermination des objectifs d’apprentissage et des preuves d’apprentissage facilitera l’évaluation des apprentissages des élèves ayant un trouble d’apprentissage.

Lors de la conduite de la leçon, la démarche de l’enseignement explicite, planifiée pour la réalisation des activités pédagogiques, sera adoptée : l’enseignant démontrera aux élèves ayant un trouble d’apprentissage ce qu’il faut faire (étape de modelage); il les accompagnera ensuite au cours d’une activité d’équipe (étape de la pratique guidée ou dirigée) pour qu’ils soient capables, au bout de course, d’accomplir la tâche seuls (étape de la pratique autonome).

Résultats des recherches :

Bissonnette et al. (2010) ont publié dans la « Revue de recherche appliquée sur l’apprentissage » un article intitulé : Quelles sont les stratégies d’enseignement efficaces favorisant les apprentissages fondamentaux auprès des élèves ayant un trouble d’apprentissage de niveau élémentaire?  Il  s’agit d’une méta-synthèse dont l’objectif est d’identifier les stratégies favorisant l’apprentissage de la lecture, de l’écriture et des mathématiques auprès des élèves ayant un trouble d’apprentissage et à risque d’échec.  Cette méta-synthèse regroupe les résultats provenant de 11 méta-analyses, émanant de 362 recherches effectuées sur une période de 40 ans, impliquant 30 000 élèves ayant un trouble d’apprentissage et à risque d’échec, tant au niveau élémentaire qu’au niveau secondaire. Ces recherches sont réalisées selon des devis expérimentaux qui permettent d’établir des comparaisons et de tirer des conclusions jugées fiables (Bissonnette et al., 2010).

Les résultats de différentes méta-analyses montrent que les méthodes d’enseignement structurées et directives, tel que l’enseignement explicite, sont celles à privilégier pour l’enseignement des matières de base telles que la lecture, l’écriture et les mathématiques auprès des élèves ayant un trouble d’apprentissage et à risque d’échec, au niveau élémentaire.  Bissonnette et al. (2010) pensent que  l’enseignement explicite devrait être utilisé comme toile de fond pour enseigner la lecture, l’écriture et les mathématiques, auquel on pourrait y insérer une démarche d’enseignement réciproque.  L’enseignement réciproque est une activité d’interaction verbale au cours de laquelle les élèves ayant un trouble d’apprentissage travaillent en petits groupes et assument tour à tour le rôle d’enseignant pour expliquer et appliquer les quatre stratégies dont se sert tout bon lecteur pour comprendre un texte, lesquelles consistent à prédire, à questionner, à clarifier et à résumer. Il serait donc intéressant de voir l’enseignement explicite utilisé en conjonction avec l’enseignement réciproque, notamment au cours de la pratique guidée.

Le soutien à l’enseignement représente également une autre modalité pédagogique efficace, d’après ces chercheurs.  En effet, le tutorat, les informations fournies aux enseignants et aux élèves ayant un trouble d’apprentissage ainsi que les communications avec les parents, sont des mesures de support à l’enseignement qui améliorent la performance des élèves ayant un trouble d’apprentissage dans les domaines de la lecture, de l’écriture et des mathématiques. De plus, ces moyens peuvent être utilisés en complémentarité avec l’enseignement explicite et l’enseignement réciproque.

Finalement, d’après Bissonnette et al. (2010), les effets obtenus par la pédagogie constructiviste sur le rendement en lecture, en écriture et en mathématiques des élèves ayant un trouble d’apprentissage sont inférieurs au seuil limite retenu pour cette étude. Par conséquent, les auteurs ne recommandent pas cette  stratégie d’enseignement alors qu’on dispose de méthodes pédagogiques beaucoup plus efficaces comme l’enseignement explicite ou l’enseignement réciproque.

L’implémentation de la stratégie : Les trois temps de l’enseignement explicite

Selon Gauthier, Bissonnette et Richard (2013), l’enseignement explicite se divise en trois étapes subséquentes : le modelage, la pratique guidée ou dirigée, et la pratique autonome.  L’étape du modelage favorise la compréhension de l’objectif d’apprentissage chez les élèves ayant un trouble d’apprentissage.  La pratique dirigée leur permet d’ajuster et de consolider leur compréhension dans l’action, à travers des groupes de travail.  La pratique autonome leur fournit des occasions d’apprentissage nécessaires à la maîtrise et à l’automatisation des connaissances de base.

  • L’enseignement explicite commence donc par le modelage. Cette stratégie consiste pour l’enseignant(e)  à exécuter une tâche devant les élèves ayant un trouble d’apprentissage et à décrire ce qu’il fait pendant qu’il le fait. Dans l’étape du modelage, l’enseignant(e) s’efforce de rentre explicite tout raisonnement qui est implicite en enseignant les quoi, pourquoi, comment, quand et où faire. L’information est présentée en petites unités, dans une séquence graduée, allant généralement du plus simple au plus complexe, non seulement afin de respecter les limites de la mémoire de travail de l’élève ayant un trouble d’apprentissage, mais encore afin de rendre plus visibles les liens entre les nouvelles connaissances et celles apprises antérieurement. L’enseignant peut alors recourir aux exemples et des contre-exemples qui peuvent attirer l’attention des élèves ayant un trouble d’apprentissage, faciliter leur compréhension de l’objet d’apprentissage et améliorer ainsi la qualité du modelage.
  • À la suite du modelage, la démarche de l’enseignement explicite se poursuit avec l’étape de la pratique guidée, dite aussi pratique dirigée, qui permet aux élèves ayant un trouble d’apprentissage de réussir, avec le soutien approprié, à atteindre l’objectif de l’apprentissage visé et à acquérir ainsi la confiance et la motivation nécessaire pour continuer son apprentissage. Cette étape est propice au travail en équipe qui permet à l’enseignant(e) de vérifier ce que les élèves ayant un trouble d’apprentissage ont compris de la leçon, non seulement en leur donnant l’occasion de réaliser des tâches semblables à celles effectuées lors du modelage, mais encore en leur fournissant de la rétroaction sur le travail accompli. La pratique guidée aide les élèves ayant un trouble d’apprentissage à « vérifier, à ajuster, à consolider et à approfondir leur compréhension de l’apprentissage en cours, par l’arrimage de ces nouvelles connaissances avec celles qu’ils possèdent déjà en mémoire à long terme » (Gauthier et al., 2004, p.28).
  • Lors de la pratique autonome, l’élève ayant un trouble d’apprentissage réinvestit seul dans de nouvelles situations d’apprentissage ce qu’il a compris lors du  modelage et appliqué en équipe lors de la pratique guidée. Cette étape constitue alors l’étape finale de l’apprentissage qui permet à l’élève ayant un trouble d’apprentissage de roder sa compréhension dans l’action jusqu’à l’obtention du niveau de maîtrise le plus élevé possible, en vue de consolider l’apprentissage. Elle permet également de repérer les élèves ayant un trouble d’apprentissage qui auront besoin  d’un soutien particulier avant d’aller plus loin.

Bibliographie et ressources importantes :

Bissonnette,S., Richard, M., Gauthier, C. & Bouchard, C. (2010). Quelles sont les stratégies d’enseignement efficaces favorisant les apprentissages fondamentaux auprès des élèves en difficulté de niveau élémentaire? Résultats d’une méga-analyse. Revue de recherche appliquée sur l’apprentissage, 3 (1), 1-35. Consulté du site : http://www.ccl-cca.ca/pdfs/JARL/Jarl-Vol3Article1.pdf

Gauthier, C., Mellouki, M., Simard, D., Bissonnette, S. et Richard, M. (2004). Interventions pédagogiques efficaces et réussite scolaire des élèves provenant de milieux défavorisés. Une revue de littérature. Rapport de recherche préparé pour le Fonds québécois de la recherche sur la société et la culture. Québec, Québec: Université Laval. Consulté du site : http://www.fqrsc.gouv.qc.ca/upload/editeur/File/RF-ClermontGauthier.pdf

Gauthier, C., Bissonnette,S. & Richard, M (2013. Enseignement explicite et la réussite des élèves. La gestion des apprentissages. Québec, Canada : Éditions du Renouveau Pédagogique Inc. (ÉRPI).

Tomlinson, C. A. & McTighe, J. (2010).  Intégrer la différenciation pédagogique et la planification  à rebours. Montréal, Canada : Chenelière Éducation.

Trousse d’intervention :

Réseau Canadien de  Recherche sur le langage et l’alphabétisation (2009).  Pour un enseignement efficace : de la lecture et de l’écriture : une trousse d’intervention appuyée par la recherche. Consulté du site : http://foundationsforliteracy.cllrnet.ca/pdf/ReadWriteKit_FR09.pdf

horizontal line tealJean Roger Alphonse est étudiant au doctorat à la faculté d’éducation de l’Université d’Ottawa, concentration enseignement, apprentissage et évaluation.  Il enseigne également à la formation initiale à l’enseignement de l’Université d’Ottawa.  Ses intérêts de recherche portent sur les stratégies d’enseignement et d’apprentissage, sur la différenciation pédagogique et sur l’accompagnement professionnel. 

Raymond Leblanc est professeur titulaire en éducation spéciale et vice-doyen à la recherche et au développement professionnel à l’Université d’Ottawa. Il détient un doctorat en psychologie cognitive. Il est co-directeur d’une collection chez DeBoeck Université en neuropsychologie et en éducation spéciale. Ses intérêts de recherche portent sur l’autisme, la déficience mentale, le style d’apprentissage, les troubles du langage et de la communication, les difficultés d’apprentissage, les méthodologies qualitatives, la psychologie culturelle, et la qualité de vie.

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CONFÉRENCIER D’OUVERTURE AU 5E CONGRÈS DU COMITÉ QUÉBÉCOIS POUR LES JEUNES EN DIFFICULTÉ DE COMPORTEMENT

Steve Bissonnette, professeur à l’Unité d’enseignement et de recherche Éducation, était le conférencier d’ouverture le 23 avril lors de la 5e édition du congrès du Comité québécois pour les jeunes en difficulté de comportement, événement qui se déroule jusqu’au 25 avril à Québec.
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Son allocution qui avait pour titre « Travailler ensemble pour prévenir les difficultés comportementales : le Soutien au Comportement Positif (SCP) » et rejoint dans un contexte éducatif francophone, une application du système Positive Behavioral Interventions and Supports (PBIS) utilisé dans plus de 18 300 écoles un peu partout aux États-Unis.
Le SCP propose la mise en place d’un système de soutien visant la gestion des comportements afin de créer un milieu propice à l’apprentissage. Le système préconise l’adoption d’une approche à l’échelle de l’école tout entière dans laquelle tous les intervenant prennent les devants en matière de discipline.
Il se fonde sur l’idée que les comportements attendus en classe et hors classe doivent être définis précisément, enseignés explicitement et être reconnus lors de leur manifestation. De plus, un continuum d’interventions est défini afin d’agir rapidement et efficacement lors de problématiques comportementales et de soutenir l’adoption des comportements préalablement enseignés.
Lors de cette communication, Steve Bissonnette a présenté les grandes lignes du SCP/PBIS et quelques résultats de recherches obtenus en sol québécois.
Service des communications et des affaires publiques

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Travailler ensemble pour prévenir les difficultés comportementales : le Soutien au Comportement Positif (SCP)

Conférence d’ouverture du CQJDC le 23 avril 2014

Travailler ensemble pour prévenir les difficultés comportementales : le Soutien au Comportement Positif (SCP)
Steve Bissonnette, Professeur, Unité d’enseignement et de recherche en éducation, TELUQ

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SCP une action efficace!

SCP dans le répertoire des actions efficaces du 

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RÉPERTOIRE D’ACTIONS EFFICACES

Les actions répertoriées ont été sélectionnées sur la base de résultats d’évaluations démontrant des effets positifs sur la réussite éducative des jeunes ou sur un de ses déterminants. Ces actions proviennent majoritairement du Québec, du reste du Canada et des États-Unis. Chaque fiche-action contient une courte description de l’action, les principaux effets démontrés ainsi que des liens vers les ressources et la documentation afférentes lorsqu’elles sont accessibles en ligne
 
Voir le SCP ici
 
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L’enseignement explicite en France!

 
Prioritaire : Comment améliorer l’enseignement ? 

La refondation du prioritaire va-t-elle remédier à ce qui caractérise le système éducatif français : le poids des inégalités sociales ? La question de l’efficacité de l’éducation prioritaire se pose dans des termes nouveaux depuis la publication de PISA 2012. L’étude de l’OCDE a mis en évidence le lien entre inégalité sociale et scolaire en France et, en même temps, le doublement du nombre d’élèves très faibles dans le pays en 10 ans. La France apparaît comme un pays où le système éducatif est particulièrement inefficace et particulièrement injuste, deux caractéristiques qui sont à l’opposé des ses valeurs officielles. Mais pour y remédier comment faire ?

 Stabiliser les équipes une première priorité

« Le prioritaire , c’est une sorte de purgatoire pour les enseignants ». La formule d’Agnès van Zanten décrit bien le turn over perpétuel dont souffre le prioritaire. On y affecte les enseignants disposant de peu de points, c’est à dire les débutants. Ceux-ci quittent le plus tôt possible les établissements d’autant plus difficiles que ces jeunes enseignants ne sont pas formés à y enseigner et ont peu d’expérience. Selon les statistiques de l’éducation nationale, seulement un tiers des enseignants en éducation prioritaire ont plus de 5 ans d’ancienneté sur leur poste. Les statistiques ne disent pas combien ont plus de 5 ans d’ancienneté tout court… Le turn over empêche toute constitution solide d’équipe. Il limite la réalisation de projets interdisciplinaires. Il nuit aussi à la discipline et rend le travail de tous plus pénible.

Comment y remédier ? Aucun ministre n’a envisagé de revoir le dispositif de nomination et mutation… Luc Chatel a tenté d’apporter une réponse avec la mise en place de postes fléchés dans les réseaux Eclair. Cette mesure a échoué à trouver les enseignants nécessaires aux réseaux prioritaires même à une époque où les suppressions de postes rendaient les mutations très difficiles.  En janvier 2014, Vincent Peillon a pris deux mesures plus efficaces. D’une part il donne des avantages salariaux aux professeurs des Rep+. Leur prime est doublée. Et ils bénéficient d’une pondération horaire de 1,1 pour 1 heure. Cet avantage restera-t-il attractif si les professeurs ploient sous les réunions de concertation ?

Diminuer les classes ou encadrer davantage les enseignants ?

Comment rendre l’enseignement plus efficace ? Le ministère a choisi l’enseignement explicite. Cela permet de recréer un réseau de formateurs et de drainer des moyens vers les formateurs de formateurs, cet effort étant présenté comme « la plus rentable » par certains formateurs. Mais inciter ainsi à déployer une méthode pédagogique à une assez grande échelle rapidement c’est prendre de risque de dérapages ou d’impuissance. Une autre méthode est possible. En 2006, la célèbre étude de Piketty et Mathieu Valdenaire a calculé l’effet qu’aurait une réduction importante du nombre d’élèves sur la réussite scolaire. La grande force de ce travail c’est de s’appuyer sur une méthode incontestable. Elle joue sur les effets de seuil qui font que de façon aléatoire certaines classes sont éclatées en deux groupes classes. A l’école primaire, aujourd’hui, l’écart entre une école prioritaire et une non prioritaire est de deux élèves. L’étude a calculé l’effet de la suppression d’une diminution de 5 élèves en zep.  » La diminution de 5 élèves des tailles de classes de ZEP conduirait, dans notre hypothèse basse, à une réduction des inégalités de 37% au primaire, 13% au collège et seulement 4% au lycée ». Si l’impact est très faible au lycée, il est majeur à l’école. L’efficacité est facile à établir. Même si les enseignants ne tirent pas le maximum de profit de cette opportunité pour personnaliser l’enseignement, la réduction du nombre d ‘élèves change le climat dans la classe et augmente le temps consacré réellement à l’enseignement. Mais cette réduction a l’inconvénient d’être coûteuse, non pour l’Etat, qui pourrait affecter moins de postes dans les quartiers favorisés et davantage dans les défavorisés. Mais pour les communes défavorisées qui doivent déjà faire face à la demande de classes de maternelle.

« On veut actionner tous les leviers ensemble », annonce JP Delahaye. Il a avec lui un ministre qui, depuis sa nomination, répète qu’il veut s’attaquer aux inégalités. Une forte volonté politique ne sera pas de trop pour briser ce qui ressemble à une fatalité.

 

François Jarraud

 
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STEVE BISSONNETTE CONFÉRENCIER DE CLÔTURE AU GRAND RASSEMBLEMENT DE L’ÉDUCATION EN FRANÇAIS (GREF) 2014

 

Steve Bissonnette, professeur à l’Unité d’enseignement et de recherche Éducation, poursuit une fois de plus ses activités professionnelles à l’extérieur de nos murs.

En effet, celui qui est également chercheur associé au Centre de recherche interuniversitaire sur la formation et la profession enseignante (CRIFPE) aura le privilège de prononcer la conférence de clôture du 3e Grand rassemblement de l’éducation en français (GREF), qui se déroulera à Ottawa du 10 au 12 avril prochain.

Sa conférence aura pour titre « L’éducation en langue française, point d’appui de la francophonie dans une société à l’ère du 
savoir ».

Aux dires du professeur Bissonnette, l’éducation en langue française doit s’adapter continuellement aux nouvelles réalités dynamiques, en évolution, qui caractérisent la société canadienne, voire celles de tous les continents du monde, à l’ère du savoir.

L’accessibilité sans limites à l’information, la communication instantanée et les outils technologiques émergents ont précipité la mondialisation de toutes les sphères d’activités humaines. Du même coup, ces instruments de communication et d’accès au savoir ont secoué les règles du jeu régissant les systèmes d’éducation partout dans le monde.

La multiplication des sources du savoir remet en question la notion d’enseignement/d’apprentissage et, par conséquent, le rôle du personnel scolaire et administratif du système d’éducation de langue française.

Pour leur part, les progrès technologiques qui éliminent les obstacles liés au temps et à l’espace risquent de rendre désuets, d’ici peu, plusieurs pratiques pédagogiques ainsi que certains encadrements juridiques qui régissent présentement l’organisation et le fonctionnement de nos institutions scolaires.

De plus, les jeunes qui sont nés et qui évoluent dans ce monde nouveau affichent des valeurs très différentes de celles des dernières cohortes. Leurs attentes et leurs besoins, touchant l’éducation et la formation qu’ils recherchent, sont donc d’un nouvel ordre.

Le monde de l’éducation doit donc se poser les questions ci-dessous s’il veut répondre aux attentes et aux besoins des élèves.

  • Quelles sont les nouvelles attentes à l’égard d’un système d’éducation dans une société du savoir?
  • En vertu de quoi prépare-t-on les jeunes qui naviguent dans un monde « VICA » (caractérisé par la volatilité, l’incertitude, la complexité et l’ambigüité)?
  • De quels prototypes peut-on se servir pour conceptualiser un système d’éducation performant dans notre société à l’ère du savoir?
  • Quelles nouvelles compétences doit-on développer chez l’élève si l’on veut optimiser sa réussite et accroître son potentiel, qui contribueront à l’amélioration de la qualité de vie de ses concitoyens?
  • Comment l’éducation en langue française peut-elle affronter les défis de la mondialisation des savoirs tout en s’acquittant de son mandat éducatif, culturel et communautaire.
  • Quelles mesures et stratégies pouvons-nous mettre en place pour faciliter – surtout accélérer – l’exécution des changements qui s’imposent dans la modernisation de nos systèmes d’éducation?

Le GREF est un congrès national parrainé par le Regroupement national des directions générales de l’éducation (RNDGÉ) et par laFédération nationale des conseils scolaires francophones (FNCSF).

Il s’agit d’un événement qui rassemble tous les deux ans de 400 à 700 intervenantes et intervenants en éducation venant de toutes les provinces et de tous les territoires du Canada.


Denis Gilbert
Service des communications et affaires publiques

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CONVENTION DE RECHERCHE ENTRE LA COMMISSION SCOLAIRE DE PORTNEUF ET LA TÉLUQ

La Commission scolaire de Portneuf  emboîte le pas avec le Soutien au Comportement positif (SCP) en signant avec la TÉLUQ une convention de recherche au montant de 22 500 $.


Initiée par le professeur Steve Bissonnette, de l’Unité d’enseignement et de recherche Éducation, cette entente permettra à deux écoles de cette commission scolaire (une primaire et une secondaire) de recevoir, au cours des mois d’avril et de mai prochains, cinq jours de formation afin de préparer l’implantation complète du système SCP, qui débutera là-bas dès la prochaine rentrée scolaire, en août prochain.

Rappelons que le SCP propose la mise en place d’un système de soutien sur le plan de la gestion des comportements afin de créer un milieu propice à l’apprentissage.

Il s’agit d’un système qui préconise l’adoption d’une approche à l’échelle de l’école tout entière dans laquelle on prend les devants en matière de discipline.

On se fonde sur l’idée que les comportements attendus en classe et hors classe doivent être définis précisément, enseignés explicitement et être reconnus lors de leur manifestation.

De plus, un continuum d’interventions est défini afin d’agir rapidement et efficacement auprès des problématiques comportementales et de soutenir l’adoption des comportements préalablement enseignés.

Le système encourage chaque école à déterminer ses propres besoins en relevant et en analysant de façon systématique des données sur les problèmes comportementaux vécus et en faisant en sorte que le personnel travaille en équipe pour élaborer une approche cohérente et positive de la discipline dans l’école.


Denis Gilbert
Service des communications et affaires publiques

 

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Présentation du SCP Direction régionale du MELS Gatineau 21 mars 2014

Pour télécharger la présentation, veuillez cliquer ici

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